LE REGIONAL


07 juin 2012

LE D.J.C: QUESTIONNAIRE

 

 

QUESTIONS AUTOUR DU ROMAN : LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNE

 

 

 

  1. Quels sont les lieux où le condamné a-t-il écrit son texte ?

 

  • Bicêtre, la conciergerie, une chambre de l’Hôtel de ville
  • Bicêtre, la conciergerie et la Place de Grève
  • Bicêtre seulement

 

  1. Combien de temps va-t-il passer à Bicêtre ?
  • Son dernier jour seulement
  • Cinq semaines
  • Six semaines

 

  1. Après sa mort, le condamné laissera derrière lui trois personnes. Lesquelles ?
  • Sa femme, sa mère et son fils
  • Sa mère, sa femme et sa fille
  • Sa fille, son fils et sa femme

 

  1. Quel est le genre de cette œuvre ?
    • C’est un roman d’aventure
    • C’est un roman autobiographique
    • C’est un roman à thèse
  2. Quelle est la visée de l’auteur ?
    • Convaincre le lecteur que la peine de mort est une nécessité
    • Convaincre le lecteur  que la peine de mort doit être abolie
    • Amuser les lecteurs
  3. Quand le condamné a-t-il décidé  d’écrire  son journal?
    • Depuis son incarcération à Bicêtre
    • La veille de son exécution
    • La dernière semaine de son séjour à Bicêtre
  4. Savait-il au début que c’était son dernier jour ? pourquoi ?
    • Il le savait, c’est le directeur qui lui avait annoncé cela deux jours avant l’exécution
    • Il le savait,  il avait un calendrier sur lui
    • Pas dut tout. Il avait perdu toute notion du temps
  5. Qui payera la guillotine ?

 

  •  Le condamné lui-même
  • C’est à la charge du ministère de la Justice
  • C’est la mairie de paris qui payera la guillotine.

 

  1. Le narrateur assistera à  Bicêtre à un spectacle affreux. Lequel ?
    • C’est le spectacle de l’exécution d’un condamné
    • C’est le spectacle du ferrage des forçats qui seront transférés au bagne de Toulon
    • C’est le spectacle de l’arrivée des forçats à Bicêtre.
  2. Que lui arrive après avoir vu ce spectacle ?
    • Il va pleurer à chaudes larmes
    • Il éclatera de rire.
    • Il tombera évanoui et sera transférée à l’infirmerie
  3. Comment le narrateur passera-t-il sa dernière nuit ?
    • Il passera cette nuit à prier
    • . Il passera cette nuit à dormir profondément
    • Il passera cette nuit à écrire
  4. Comment le narrateur comprendra que c’était son dernier jour ?
    • C’est le directeur de la prison qui lui annoncera la nouvelle.
    • C’est l’arrivée de l’huissier qui lui confirmera ceci.
    • C’est la visite de sa fille  qui lui fera comprendre que c’était son dernier jour
  5. Où se trouve la Conciergerie ?
    • C’est à Bicêtre
    • C’est en face de la place de Grève.
    • C’est dans le Palais de Justice à Paris
  6. Quel personnage rencontrera-t-il à son arrivée à la conciergerie ?
    • Il rencontrera un friauche, un condamné à mort qui ira le remplacer dans sa cellule à Bicêtre.
    • Il rencontrera  un forçat en chemin vers le bagne de Toulon
    • Il va rencontrer son avocat
  7. Ce  personnage est :

 

  •  Le fils d’un soldat
  • Le fils d’un bourreau
  • Le fils d’un condamné à mort.

 

  1. Son attitude face à la mort changera-t-elle à la Conciergerie ?
    • Oui. Il commence à penser plus à la vie, à la liberté. Il commencera à attendre la grâce qui ne viendra jamais
    • Non, il  se fiche de la mort. Il n’en a  pas peur
    • Oui, il veut se suicider
  2. Le narrateur gardera toujours un espoir. Lequel ?
    • L’évasion
    • Le pourvoi
    • La grâce (le pardon royal)
    • Pour oublier son présent, le narrateur se rappellera-t-il de
    • Son séjour à Bicêtre ?
    • Son enfance et sa jeunesse ?
    • Son crime ?
  3. Quel événement viendra le pousser encore une fois au désespoir ?
    • C’est la mort de sa mère
    • C’est la visite de sa fille Marie qui ne le reconnaîtra pas et qui l’appellera : Monsieur au lieu de papa. Il foncera alors dans le désespoir
    • C’est la demande du divorce de la part de sa femme.
  4. Quel est l’âge de sa fille ?
    • Trois ans
    • Six ans
    • Huit ans
  5. Comment   s’appelle la personne chargée de l’exécuter ?
    • Le guichetier
    • Le bourreau
    • Le geôlier
  6. Sur quelle place sera-t-il exécuté ?
    • La place de la justice
    • La place de la guillotine
    • La place de Grève
  7. Est-ce que le condamné obtiendra-t-il sa grâce à la fin ?
    • Non, la grâce n’arrivera pas à la fin.
    • Oui la grâce arrive au dernier moment
    • Oui, la grâce  arrive mais après son exécution.


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RÉPONSE POUR SALIMA

     BNJ

                            Le schéma actanciel ne doit pas être appliqué arbitrairement à n'importe quel texte.Prenons le  dernier Jour d'un condamné: je vois mal comment appliquer ce schéma sur un récit dont le personnage principal  ne fait qu'attendre la peine de mort. Il n'a pas de mission précise sinon celle de participer à l'abolition de la peine de mort, et encore!   cette  ,ission est celle de l'auteur et non celle du personnage. Il serait  inse,sé alors de chercher le schéma actanciel ou même narratif dans ce roman. Tout modestement, je pense que seule la tragédie Antigone obéit à ce schéma comme on a déjà vu en classe.

Bonne chance, et n'hésite pas à poser toutes les questions que tu voudras.  je serai toujours prêt à t'aider .

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Le Dernier Jour d'un Condamné: résumé

RESUME DU ROMAN : LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNE

(Chapitre par chapitre)

 

 

CHAPITRE1

            Depuis plusieurs semaines, un jeune prisonnier vit constamment avec l’idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d’une seule idée : condamné à mort. Il se trouve dans l’impossibilité de penser à autre chose.

CHAPITRE2

De sa cellule, le narrateur se souvient de son procès et de sa condamnation à mort. Il relate les circonstances de son procès et sa réaction au verdict fatal.

CHAPITRE3

Le condamné semble accepter ce verdict. Il ne regrette pas trop de choses dan,s cette vie où tous les hommes sont des condamnés en sursis. Peu importe ce qui lui arrive.

CHAPITRE4

Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit brièvement cette hideuse prison.

CHAPITRE5

Le narrateur nous parle de son arrivée à la prison. Il a réussi à améliorer ses conditions de prisonnier grâce à sa docilité et  à quelques mots de latin. Il nous parle ensuite de l’argot pratiqué en prison.

CHAPITRE6

Dans un monologue intérieur, le prisonnier nous dévoile sa décision de se mettre à écrire. D’abord, pour lui-même pour se distraire et oublier ses angoisses. Ensuite pour ceux qui jugent pour  que leurs mains soient  moins légères quand il s’agit de condamner quelqu’un à mort. C’est sa contribution à  lui pour abolir  la peine capitale.

CHAPITRE7

Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en sauvant d’autre têtes alors qu’il ne peut sauver la sienne.

CHAPITRE8

Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre. Six semaines dont il a  déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste presque rien.

CHAPITRE9

Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense  aux personnes qu’il laisse derrière lui : sa mère, se femme et sa petite fille. C’est pour cette dernière qu’il s’inquiète le plus.

CHAPITRE10

Le condamné nous décrit  son cachot qui n’a même pas de fenêtres. Il décrit aussi le long corridor longé par  des cachots réservés aux forçats alors que les trois premiers cabanons sont réservés aux condamné à la peine capitale.

CHAPITRE11

 Pour passer sa longue nuit, il se lève pour nous décrire les murs de sa cellule  pleins d’inscriptions, traces laissées par d’autres  prisonniers. L’image de l’échafaud  crayonnée sur le mur le perturbe.

CHAPITRE12

 Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il  découvre   les noms de  criminels qui ont déjà séjourné dans cette triste cellule.

CHAPITRE13

 Le narrateur- personnage  se rappelle d’un événement particulier qui a eu lieu il y a quelques jours dans la cour de la prison : le départ des forçats au bagne de Toulon.  Il nous rapporte cet événement comme un vrai spectacle en trois actes : la visite médicale, le visite des geôliers et le ferrage. Il nous parle du traitement inhumain réservé à ces  condamnés. A la fin du spectacle, il tombe évanoui.

CHAPITRE14

Quand il revient à lui,  il se trouve dans l’infirmerie. D’une fenêtre , il peut observer les forçats partir tristement sous la pluie au bagne de Toulon. Il préfère plutôt  la mort que les travaux forcés.

CHAPITRE15

 Le prisonnier est dans sa cellule.  Il avait senti un peu de liberté dans l’infirmerie mais voilà qu’il est repris par l’idée de la  mort qu’il pense à s’évader.

CHAPITRE16

 Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de liberté à l’infirmerie.  Il se souvient de cette jeune fille qu’il a entendu chanter  de sa vois pure, veloutée une chanson en argot.

CHAPITRE17

Il pense encore à s’évader. Il s’imagine déjà en dehors de la prison   dans le port pour s’embarquer vers l’Angleterre  mais voilà qu’un gendarme vient demander son passeport : le rêve est brisé

CHAPITRE18

 Il est six heures du matin. Le guichetier  entre dans le cachot. Il demande à notre condamné ce qu’il désire à manger.

CHAPITRE19

Le directeur de la prison vient en personne voir le condamné. Il se montre doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est arrivée.

CHAPITRE20

Le narrateur pense à son geôlier, à la prison qu’il  trouve partout  autour de lui,   dans les murs, dans les guichetiers…

CHAPITRE21

Le condamné reçoit deux visites. D’abord celle du prêtre et puis celle de l’huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est rejeté et que son exécution aura lieu le jour même place de Grève. Il reviendra le chercher dans une heure.

CHAPITRE22

Le prisonnier est transféré à la Conciergerie. Il nous conte le voyage et sa discussion avec le prêtre et l’huissier pendant le trajet. Il se montre peu bavard et parait plutôt pensif. A huit heures trente, la carriole est déjà devant  la Cour.

CHAPITRE23

L’huissier remet le condamné aux mains du directeur. Dans un cabinet voisin, il  fait une rencontre curieuse  avec un   le condamné à mort qui  séjournera dans la même cellule à Bicêtre. Ce dernier,fils d’un ancien condamné à mort lui raconte son histoire et s’empare de sa redingote .

CHAPITRE24

Le narrateur est enragé parce que l’autre condamné lui a pris sa redingote.

CHAPITRE25

Le condamné est transféré dans une autre cellule. On lui rapporte, sur sa demande une chaise, une table, ce qu’il faut pour écrire et un lit.

CHAPITRE26

Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite fille qui restera sans père. Elle sera peut être repoussée, haie à cause de lui.

 

CHAPITRE27

Le  narrateur se demande comment on pouvait mourir sur l’échafaud.

CHAPITRE28

Il se rappelle  avoir déjà vu une fois monter une guillotine  sur la place de Grève.

CHAPITRE29

Le  jeune détenu pense  à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il  estime maintenant que les galères seraient meilleure solution en attendant qu’un jour la grâce arrive.

CHAPITRE30

Le prêtre revient voir le condamné. Celui-ci est loin  d’apprécier sa présence. Ce prêtre parle machinalement et semble peu touché  par la souffrance du  prisonnier. Ensuite, et bien que la table soit délicate et bien garnie, il ne peut manger.

CHAPITRE31

Le narrateur est surpris de voir un monsieur   prendre les mesures de la cellule. Ironie du sort : la prison  va être rénové dans six mois.

CHAPITRE32

 Un autre gendarme vient prendre la relève. Il est un peu brusque. Il demande   au prisonnier   de venir chez lui après son exécution pour lui révéler les trois bon numéros gagnants a à la loterie . Le condamné veut profiter de cette  demande bizarre : il lui propose de  changer ses vêtement avec lui. Le gendarme refuse ; il a compris que le prisonnier veut s’évader.

CHAPITRE33

Pour oublier son présent,  le narrateur  passe en revue ses souvenirs d’enfance et de jeunesse.

Il s’arrête longuement sur  le souvenir de Pepa, cette jeune andalouse dont il était amoureux et avec qui il a passé une belle soirée d’été.

CHAPITRE34

Au milieu de ses souvenirs de jeunesse, le condamné pense à son crime. Entre son passé et son présent, il y a une rivière de sang : le sang de l’autre ( sa victime) et le sien( le coupable)

CHAPITRE35

Le narrateur pense à toutes ces personnes qui continuent toujours à mener leur vie le plus normalement au monde.

CHAPITRE36

Il se rappelle ensuite du jour où il est allé voir la grande cloche (le bourdon) de Notre-Dame (cathédrale à Paris)

CHAPITRE37

Le  narrateur décrit brièvement l’hôtel de ville.

CHAPITRE38

Il est une heure le quart. Le condamné éprouve une violente douleur. Il a mal partout. Il lui reste deux heures quarante cinq à vivre.

CHAPITRE39

 On dit que sous la guillotine, on ne souffre pas, que cela passe vite. Le narrateur se demande comment on peut savoir une  telle chose puisque aucun condamné déjà exécuté ne peut l’affirmer.

CHAPITRE40

 Le jeune détenu pense au roi. C’est de lui que viendrait la grâce tant attendue. Sa vie dépend d’une signature. Il espère toujours.

CHAPITRE41

Le condamné se met dans la tête l’idée qu’il va bientôt mourir.  Il  demande un prêtre pour  se confesser, un crucifix à baiser

CHAPITRE42

 Il se laisse dormir un moment. C’est son dernier sommeil. Il fait un cauchemar  et se réveille frémissant, baigné  d’une sueur froide.

CHAPITRE43

 La petite Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué devant la fraîche et la belle petite fille qui ne le reconnaît pas. Elle croit que son père est mort. Le jeune  condamné perd tout espoir.

CHAPITRE44

Le détenu a une heure devant lui pour s’habituer à la mort. La visite de sa fille l’a poussé dans le désespoir.

CHAPITRE45

Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de  son exécution. Il se dit que parmi ce public enthousiaste,  il y a  des têtes qui le suivront , sans le savoir, dans sa fatale destination.

CHAPITRE46

 La petite Marie vient de partir. Le père se demande s’il a le temps de lui écrire quelques pages. Il  cherche à se justifiez devant les yeux de sa fille.

CHAPITRE47

 Ce chapitre comporte une note de l’éditeur ; les feuillets qui se rattachent à celui-ci sont perdus  ou peut être que le condamné n’a pas eu le temps de les écrire

CHAPITRE48

Le condamné est dans une chambre de l’hôtel de ville.Il raconte son transfert de la Conciergerie :  à trois heures, on vient l’avertir qu’il était temps. Le bourreau et ses deux valets,  lui coupent les cheveux et le collet avant de lier ses mains. Le convoi  se dirige ensuite vers  la place de Grève devant une foule de curieux qui attendent l’exécution.Devant  la foule sur la place, il demande de faire une déclaration, on le dépose dans une chambre de l'hôtel de ville.

CHAPITRE49

Le condamné demande sa grâce  à cette personne qu’il croyait juge, commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu’on lui donne cinq minutes pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de la cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore mais voilà qu’on vient le chercher…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2012

les figures de rapprochement

LES FIGURES DE L'ANALOGIE ( DE RAPPROCHEMENT)

 

 

 

v.  La comparaison

  • Un long moment, elle écouta rouler les sanglots de sa poitrine comme une houle profonde et basse sur la mer.
  • Enfin, quand le jeune homme se fut réfugié dans sa chambre ainsi qu’une bête  blessée revient mourir au gîte, il s’assit lourdement sur sa chaise.

 

            La comparaison est une figure d’analogie qui consiste à rapprocher ce dont on veut parler(le comparé) d’une image (le comparant) et ce par le biais d’une expression comparative (comme, on dirait, tel , à la manière, ressembler, être semblable à, être pareil à, ainsi que…)

            Dans les deux énoncés ci-haut le comparé, dans la première phrase, est les sanglots qui sont comparés à une houle profonde ( le comparant). L’outil de comparaison est évidemment : comme

Dans la deuxième phrase, le jeune homme qui se réfugie dans sa chambre ( le comparé) est assimilé à une bête blessée qui revient  mourir au gîte( le comparant). Le moyen de comparaison employé est : ainsi que.

 

v.  La métaphore

 

  • L’alouette, cette messagère de l’aurore, commençait à chanter.
  • C’était vraiment une pluie de feu qui s’abattait partout, mêlée à  la pluie.

 

            Parfois la comparaison est employée sans outil de comparaison, dans ce cas, on parle alors de métaphore. Ainsi, dans les deux énoncés ,l’alouette devient une messagère de l’aurore, l’outil de comparaison étant supprimé. L’image est alors plus dense, plus poétique.

Dans la deuxième phrase, les tirs de feu sont assimilés à une pluie.

N.B  Dans la métaphore, on peut se contenter d’employer un seul élément de la comparaison. Ainsi, la première phrase peut être écrite comme suit : la messagère de l’aurore commençait à chanter.

 

v.  La personnification

 

  • Les sapins agitaient de loin leurs bras.
  • La montagne, fière, allonge son pied dans l’eau écumeuse de la mer

Dans ces deux phrases, on remarque la présence d’attributs humains ( le pied, les bras) sans qu’il s’agisse d’êtres humains. Ainsi, le sapin a des bras au lieu de branches, et la montagne se voit attribuer un sentiment humain ( la fierté et un organe d’homme , le pied) . Dans ce cas, on parle de personnification.

            La personnification consiste, donc, à attribuer des caractères humains à un être inanimé.

 

 

v.  L’allégorie

 

  • Je vis cette faucheuse. Elle était  dans son champ

    Elle alla ç grands pas, moissonnant et fauchant,

    Noir squelette, laissant passer le crépuscule.

 

Victor Hugo parle dans ces vers de la mort, une notion abstraite qu’il évoque sous les traits d’une personne. Cette image  concrète donne plus de visibilité à une réalité non visible (la mort). Cette représentation concrète de l’abstrait est appelée : ALLEGORIE.

C’est le cas dans le vers suivant de Baudelaire :

  • Ma douleur, donne-moi la main, viens par ici.

Ici la douleur, est représentée d’une manière plus concrète en l’assimilant ç une personne.

            L’allégorie est une figue de style qui consiste à représenter d’une manière concrète une notion abstraite.

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10 mars 2012

la-bas , j.j.GOLDMAN

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LE D.J.C. un roman à thèse

LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNé, un roman à thèse

  

 

                Le Dernier Jour d’un Condamné  se présente comme un récit  à  visée argumentative : la narration n’est pas un simple luxe artistique ni une recherche esthétique mais elle  sert plutôt une cause, une thèse. De là, on s’accorde parfois à le classer comme un roman à thèse le plus représentatif du genre.

          Le roman à thèse est, donc, un texte à idée, héritier du conte philosophique. Dans ce genre, la forme narrative n’est qu’un habillage  voulu d’une portée plus profonde. Le récit vient, ainsi, habiller l’idée. L’auteur se cache derrière son personnage pour passer ses messages, ses arguments. Il tente de convaincre son lecteur sans pour autant adopter un style pédant et didactique, il préfère séduire par une histoire  et toucher, par la peinture des émotions, un lecteur qui ne demande d’ailleurs que d’être persuadé.

          Le Dernier Jour d’un Condamné  parut d’abord en 1829 sans nom d’auteur.  Hugo voulait donner au lecteur l’illusion qu’il  est en train de lire un véritable journal d’un condamné à mort. Il ne revendiquera, d’ailleurs,  l’ouvrage qu’en 1832. La forme du journal ou du monologue intérieur permet au lecteur de s’identifier au personnage/narrateur qui nous dévoile les angoisses qu’il vit à l’approche de l’heure fatidique. Le texte devient  alors le  journal des souffrances atroces du narrateur.

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09 mars 2012

Le schéma actanciel

 

 Le schéma actanciel




               Le schéma actanciel est un outil  servant à tirer au clair les forces qui gèrent l’action dans un récit. L’action ne peut être un simple luxe, elle est justifiée par la présence d’une force qui l’exécute ou d’une force qui en profite ou qui s’y oppose. L’ensemble de ces forces en jeu forme un schéma actanciel. L’actant est une notion qui renvoie à tout élément qui joue un rôle dans l’action.

Ainsi  un personnage peut jouer un ou plusieurs rôles actanciels :

*  le sujet : est celui qui réussit à  faire l’action principale dans le récit. C’est le héros.

*  L’objet : est l’objectif que vise le sujet, la mission qu’il s’est fixée de réaliser.

*  L’adjuvant : est celui qui aide le sujet dans sa quête. Il est appelé aussi auxiliaire.

* L’opposant : est tout obstacle qui entrave la quête du sujet, qui le contrarie dans sa volonté de continuer sa mission.

*  Le destinateur : c’est ce qui motive le sujet et le pousse à accomplir sa tâche. C’est aussi celui qui envoie le sujet dans une mission.

*  Le destinataire : c’est celui qui bénéficiera de l’action.

                Si on cherche à appliquer ce modèle sur une œuvre comme ANTIGONE, on pourra arriver au schéma suivant :

*  Le destinateur : le Devoir religieux qui pousse Antigone à enterrer son frère.

*  L’objet : la mission d’Antigone, celle d’enterrer le cadavre de son frère.

*  L’opposant : Evidemment Créon se pose comme le premier opposant avec sa loi, ses gardes…

*  L’adjuvant : Antigone agit seule et ne peut s’accorder le privilège d’avoir un auxiliaire sinon la pelle qu'elle a utilisée pour  creuser.

*  Le héros : le sujet de l’action est bien sûr Antigone qui se fixe comme objectif d’accomplir le devoir sacré, celui d’enterrer le cadavre d’Antigone

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LES DIFFERENTS TYPES DE PLANS

 

Les principaux types de plans

 


            Le plan dialectique : on demande d'examiner un jugement, d'en montrer les limites voire de le réfuter; C'est le plan "thèse/antithèse/synthèse".Ce type de plan est appelé par des sujets qui commencent par la question "Pensez-vous que...", "Dans quelle mesure peut-on dire que...", "Partagez-vous ce point de vue" etc. Il vous faudra confronter les thèses avant d'exprimer nettement un avis personnel.

         Le plan thématique : s'apparente à l'exposé. Il ne s'agit pas de discuter une thèse mais plutôt de l'étayer, ou, au contraire, de la réfuter, c'est-à-dire de fournir un certain nombre d'arguments organisés capables de valider un jugement.Ce type de plan est appelé par des sujets qui demandent à réfléchir à une définition ("Qu'est-ce qu'un roman?"; "Qu'est-ce qu'une œuvre engagée ?") ou qui invitent à vérifier une affirmation ("En quoi a-t-on raison d'affirmer que...", "Montrez, commentez ou justifiez ceci...").

          Le plan analytique : voisin du précédent, se propose d'examiner une notion en en envisageant les causes, les manifestations qui en découlent avant de proposer d'éventuelles solutions. C'est un plan qui est orienté vers l'action : problème - causes - solutions.

 

Dialectique        

Thématique            


Analytique             

            

Introduction

Introduction

Introduction

 

Thèse
Antithèse
Synthèse

Argument 1
Argument 2
Argument 3
...

Problème
Causes
Solutions

Conclusion

Conclusion

 

Conclusion

 

 



 

   


 


 

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06 mars 2012

Antigone, tragédie de jean Anouilh: spectacle et résumé

                                                                       ANTIGONE , résumé détaillé

                   Antigone rentre chez elle , à l'aube, après une escapade nocturne. Elle est surprise par sa nourrice qui lui adresse des reproches. L'héroïne doit affronter les questions de sa nounou. Le dialogue donne lieu à un quiproquo . La nourrice prodigue des conseils domestiques ( " il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit") tandis qu'Antigone évoque son escapade avec beaucoup de mystère ( " oui j'avais un rendez-vous") . Mais elle n'en dira pas plus.

               La nourrice sort et Ismène, la sœur d'Antigone, dissuade cette dernière d'enfreindre l'ordre de Créon et d'ensevelir le corps de Polynice. Ismène exhorte sa sœur à la prudence ("Il est plus fort que nous, Antigone, il est le roi") . Antigone refuse ces conseils de sagesse . Elle n'entend pas devenir raisonnable.

               Antigone se retrouve à nouveau seule avec sa nourrice. Elle cherche à surmonter ses doutes et demande à sa nourrice de la rassurer. Elle tient aussi des propos ambigus pour ceux ( et c'est le cas de la nourrice) qui ne connaissent pas son dessein . Elle semble décidée à mourir et évoque sa disparition à mots couverts " Si, moi , pour une raison ou pour une autre, je ne pouvais plus lui parler...".

               Antigone souhaite également s'expliquer avec son fiancé Hémon. Elle lui demande de le pardonner pour leur dispute de la veille. Les deux amoureux rêvent alors d'un bonheur improbable. Sûre d'être aimée , Antigone est rassurée. Elle demande cependant à Hémon de garder le silence et lui annonce qu'elle ne pourra jamais l'épouser. Là encore , la scène prête au quiproquo : le spectateur comprend qu'Antigone pense à sa mort prochaine, tandis qu'Hémon , qui lui n'a pas percé le dessein d'Antigone, est attristé de ce qu'il prend pour un refus.

                   Ismène revient en scène et conjure sa sœur de renoncer à son projet. Elle affirme même que Polynice, le "frère banni", n'aimait pas cette sœur qui aujourd'hui est prête à se sacrifier pour lui.

Antigone avoue alors avec un sentiment de triomphe, qu'il est trop tard, car elle a déjà , dans la nuit, bravé l'ordre de Créon et accompli son geste " C'est trop tard. Ce matin , quand tu m'as rencontrée , j'en venais."

                  Jonas, un des gardes chargés de surveiller le corps de Polynice, vient révéler à Créon, qu'on a transgressé ses ordres et recouvert le corps de terre. Le roi veut croire à un complot dirigé contre lui et fait prendre des mesures pour renforcer la surveillance du corps de Polynice. Il semble également vouloir garder le secret sur cet incident : " Va vite. Si personne ne sait, tu vivras."

                   Le chœur s'adresse directement au public et vient clore la première partie de la pièce. Il commente les événements en exposant sa conception de la tragédie qu'il oppose au genre littéraire du drame. Le chœur affiche également une certaine ironie et dévoile les recettes de l'auteur : "c'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne un petit coup de pouce pour que cela démarre... C'est tout. Après on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul."

                      Antigone est traînée sur scène par les gardes qui l'ont trouvée près du cadavre de son frère. Ils ne veulent pas croire qu'elle est la nièce du roi , et la traitent avec brutalité. Ils se réjouissent de cette capture et des récompenses et distinctions qu'elle leur vaudra. Créon les rejoint. Les gardes font leur rapport . Le roi ne veut pas les croire. Il interroge sa nièce qui avoue aussitôt. Il fait alors mettre les gardes au secret, avant que le scandale ne s'ébruite.

                     Créon et Antigone restent seuls sur scène. C'est la grande confrontation entre le roi et Antigone. Le roi souhaite étouffer le scandale et ramener la jeune fille à la raison. Dans un premier temps , Antigone affronte Créon qui tente de la dominer de son autorité.

                     Les deux protagonistes dévoilent leur personnalité et leurs motivations inconciliables. Créon justifie les obligations liées à son rôle d'homme d'état . Antigone semble sourde à ses arguments : (Créon : Est ce que tu le comprends cela ? Antigone : " Je ne veux pas le comprendre.") . A court d'arguments Créon révèle les véritables visages de Polynice et d'Etéocle et les raisons de leur ignoble conflit. Cet éclairage révolte Antigone qui semble prête à renoncer et à se soumettre. Mais c'est en lui promettant un bonheur ordinaire avec Hémon, que Créon ravive son amour-propre et provoque chez elle un ultime sursaut. Elle rejette ce futur inodore et se rebelle à nouveau. Elle choisit une nouvelle fois la révolte et la mort.

                     Ismène , la sœur d'Antigone entre en scène alors que cette dernière s'apprêtait à sortir et à commettre un esclandre , ce qui aurait obligé le roi à l'emprisonner. Ismène se range aux côtés d'Antigone et est prête à mettre elle aussi sa vie en jeu. Mais Antigone refuse , prétextant qu'il est trop facile de jouer les héroïnes maintenant que les dés ont été jetés. Créon appelle la garde , Antigone clôt la scène en appelant la mort de ses cris et en avouant son soulagement ( Enfin Créon !)

                    Le chœur entre en scène. Les personnages semblent avoir perdu la raison, ils se bousculent. Le chœur essaye d'intercéder en faveur d'Antigone et tente de convaincre Créon d'empêcher la condamnation à mort d'Antigone. Mais le roi refuse , prétextant qu'Antigone a choisi elle-même son destin, et qu'il ne peut la forcer à vivre malgré elle.

                        Hémon vient lui aussi, ivre de douleur, supplier son père d'épargner Antigone, puis il s'enfuit.

                           Antigone reste seule avec un garde. Elle rencontre là le "dernier visage d'homme". Il se révèle bien mesquin, et ne sait parler que de grade et de promotion. Il est incapable d'offrir le moindre réconfort à Antigone. Cette scène contraste, par son calme, avec le violent tumulte des scènes précédentes. Apprenant qu'elle va être enterrée vivante, éprouvant de profonds doutes ( " Et Créon avait raison, c'est terrible maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus pourquoi je meurs." , Antigone souhaite dicter au garde une lettre pour Hémon dans laquelle elle exprime ses dernières pensées. Puis elle se reprend et corrige ce dernier message ( "Il vaut mieux que jamais personne ne sache"). C'est la dernière apparition d'Antigone.

                         Le messager entre en scène et annonce à Créon et au public la mort d'Antigone et la mort de son fils Hémon. Tous les efforts de Créon pour le sauver ont été vains. C'est alors le chœur qui annonce le suicide d'Eurydice, la femme de Créon : elle n'a pas supporté la mort de ce fils qu'elle aimait tant. Créon garde un calme étonnant . Il indique son désir de poursuivre " la salle besogne " sans faillir. Il sort en compagnie de son page.

                         Tous les personnages sont sortis. Le chœur entre en scène et s'adresse au public : Il constate avec une certaine ironie la mort de nombreux personnages de cette tragédie : "Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris." La mort a triomphé de presque tous . Il ne reste plus que Créon dans son palais vide . Les gardes , eux continuent de jouer aux cartes , comme ils l'avaient fait lors du Prologue. Ils semblent les seuls épargnés par la tragédie. Ultime dérision.

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