LES FIGURES DE L'ANALOGIE ( DE RAPPROCHEMENT)

 

 

 

v.  La comparaison

  • Un long moment, elle écouta rouler les sanglots de sa poitrine comme une houle profonde et basse sur la mer.
  • Enfin, quand le jeune homme se fut réfugié dans sa chambre ainsi qu’une bête  blessée revient mourir au gîte, il s’assit lourdement sur sa chaise.

 

            La comparaison est une figure d’analogie qui consiste à rapprocher ce dont on veut parler(le comparé) d’une image (le comparant) et ce par le biais d’une expression comparative (comme, on dirait, tel , à la manière, ressembler, être semblable à, être pareil à, ainsi que…)

            Dans les deux énoncés ci-haut le comparé, dans la première phrase, est les sanglots qui sont comparés à une houle profonde ( le comparant). L’outil de comparaison est évidemment : comme

Dans la deuxième phrase, le jeune homme qui se réfugie dans sa chambre ( le comparé) est assimilé à une bête blessée qui revient  mourir au gîte( le comparant). Le moyen de comparaison employé est : ainsi que.

 

v.  La métaphore

 

  • L’alouette, cette messagère de l’aurore, commençait à chanter.
  • C’était vraiment une pluie de feu qui s’abattait partout, mêlée à  la pluie.

 

            Parfois la comparaison est employée sans outil de comparaison, dans ce cas, on parle alors de métaphore. Ainsi, dans les deux énoncés ,l’alouette devient une messagère de l’aurore, l’outil de comparaison étant supprimé. L’image est alors plus dense, plus poétique.

Dans la deuxième phrase, les tirs de feu sont assimilés à une pluie.

N.B  Dans la métaphore, on peut se contenter d’employer un seul élément de la comparaison. Ainsi, la première phrase peut être écrite comme suit : la messagère de l’aurore commençait à chanter.

 

v.  La personnification

 

  • Les sapins agitaient de loin leurs bras.
  • La montagne, fière, allonge son pied dans l’eau écumeuse de la mer

Dans ces deux phrases, on remarque la présence d’attributs humains ( le pied, les bras) sans qu’il s’agisse d’êtres humains. Ainsi, le sapin a des bras au lieu de branches, et la montagne se voit attribuer un sentiment humain ( la fierté et un organe d’homme , le pied) . Dans ce cas, on parle de personnification.

            La personnification consiste, donc, à attribuer des caractères humains à un être inanimé.

 

 

v.  L’allégorie

 

  • Je vis cette faucheuse. Elle était  dans son champ

    Elle alla ç grands pas, moissonnant et fauchant,

    Noir squelette, laissant passer le crépuscule.

 

Victor Hugo parle dans ces vers de la mort, une notion abstraite qu’il évoque sous les traits d’une personne. Cette image  concrète donne plus de visibilité à une réalité non visible (la mort). Cette représentation concrète de l’abstrait est appelée : ALLEGORIE.

C’est le cas dans le vers suivant de Baudelaire :

  • Ma douleur, donne-moi la main, viens par ici.

Ici la douleur, est représentée d’une manière plus concrète en l’assimilant ç une personne.

            L’allégorie est une figue de style qui consiste à représenter d’une manière concrète une notion abstraite.